Cependant, Luc Renders et Jeroen Dewulf évitent soigneusement de conférer à cette littérature une cohérence trop factice. Prenant appui sur vingt-quatre extraits et autant d’auteurs qu’ils présentent à chaque fois succinctement, ils témoignent de la diversité des regards portés par ces derniers sur le Congo tout au long du XXe siècle. Loin de donner à voir un aspect uniforme de ces textes, ils nous invitent à les saisir dans leur spéci-ficité, préférant, ce faisant, nous donner accès à des publications jusque-là jamais traduites en anglais, voire en français. Car, et il s’agit là du principal apport de cette anthologie, la vingtaine de traductions qu’ils ren-dent enfin disponibles comptent parmi elles des textes oubliés, sinon inac-cessibles pour des locuteurs non néerlandophones. Dès lors, cette antho-logie est une contribution précieuse aux recherches sur les littératures africaines et elle laisse espérer de plus amples développements critiques sur ce sujet.Pierre BOIZETTE, Études Littéraires Africaines, n°51 (2021)